Mercredi 7 novembre 2007 : Les problèmes se succèdent… Les incompréhensions apparaissent…

Nous contactons le chargé de l’Assistance des Personnes incarcérées à l’Etranger de la sous-direction de la Sécurité des Personnes du Ministère Français des Affaires Etrangères. Là, on nous donne juste la procédure à suivre pour payer la caution. Visiblement, pour obtenir de l’aide ou des conseils, nous n’avons pas frappé à la porte.

 

Du coup, nous rappelons l’Ambassade de France en Bulgarie où nous ne sommes guère plus renseignés. La seule chose que l’on nous dit est que ce n’est pas parce qu’on paiera la caution que le tribunal acceptera que mon beau-père soit libéré. En effet, la condition d’hébergement sur place est primordiale : comment trouver à quelqu’un hébergement dans un pays étranger où nous n’avons aucun contact ? (Louer une chambre d’hôtel est tout bonnement impossible étant donné que tous les papiers de mon beau père ont été confisqués par le procureur de Slivnitsa) Le chargée de l’Ambassade nous explique que la seule chose que l’Ambassade puisse faire pour nous c’est de nous donner des adresses de personnes susceptibles de le loger moyennant euros bien évidemment.

 

Un coup de fil de l’avocate (enfin de l’interprète parlant au nom de l’avocate) nous redonne un semblant d’espoir (Pauvres idiots que nous étions ! Nous n’avions pas encore conscience de la sordide machinerie qui venait de s’enclencher…) On nous apprend que l’affaire est grave (la peine encourue passe alors de 1 à 10 ans avec confiscation définitive du véhicule) mais que mon beau-père va bien (même si les conditions carcérales sont moins bonnes qu’en France), qu’il a vu un médecin pour son traitement contre le cholestérol et l’hypertension, que le chien va bien. On nous demande si mon beau-père a pu nous appeler (Bien sûr que non… mais à ce moment-là, nous ne savions pas encore exactement pourquoi.) Nous discutons de la caution. On nous fait comprendre que la payer ne serait sans doute pas judicieux qu’il vaut mieux garder l’argent pour payer un bon avocat (sinon la procédure avant le procès définitif risque d’être longue et de passer aux oubliettes) … De toute façon, il ne reste que 4 jours pour verser la caution et trouver un logement en Bulgarie. La conversation se poursuit. On nous informe que mon beau-père a refusé l’avocat commis d’office au profit de l’avocate avec laquelle nous communiquons (Nous devons lui verser 2200 Euros pour ses honoraires par le biais de la Western Union Bank et mon beau-père peut sortir de prison ??!!!)

 

Nous décidons que ce serait sans doute une bonne idée d’envoyer quelqu’un sur place afin d’y voir un peu plus clair. La situation ne nous paraît pas des plus limpides… Nous ne comprenons pas exactement comment le paiement des services de l’avocate peut dispenser mon beau-père d’un jugement (auquel il sera soumis si nous choisissons de verser la caution) et le faire libérer immédiatement. Pour la caution, notre décision ne sera prise que le lendemain.