Vendredi 9 Novembre : Début d’organisation du voyage sous la pression bulgare…
La journée débute sur un nouveau contact avec le couple interprète-avocate. Nous demandons s’il y aura quelqu’un pour accueillir nos « représentants » sur le sol bulgare, si l’avocate préfère être payé toujours par la Western Union Bank, par un mandat / virement (on nous fait clairement comprendre que cette solution n’est pas envisageable… Sans doute cela laisserait-il une trace évidente de cette « transaction » ?) ou s’il vaut mieux la payer en espèces sur place.
Pour l’accueil, on nous répond que pas de problème, pour le reste, on nous dit que le cash c’est mieux (bien évidemment…) On nous dit une fois de plus de faire vite, que si on paie les 2200 Euros, mon beau-père pourra être libéré et rentré en France, qu’un monsieur de son âge (la soixantaine) n’a pas sa place dans ce genre d’endroits…
Un peu stressés et paumés, nous décidons ensuite d’appeler l’Ambassade de France pour savoir si elle pouvait nous aider là-bas. On nous apprend alors que l’Ambassade a juste un rôle d’observateur du respect des Droits de l’Homme et que ce qu’elle pouvait faire avait été déjà fait.
A la fin de cette journée, le moral est loin d’être au beau fixe. Malgré tout nous entamons des recherches sur le Net à propos du Code Pénal Bulgare, de la Bulgarie et des différents moyens pour y aller… Le voyage commence à s’organiser… Reste à savoir qui part ? Nous envoyons un mail au couple interprète-avocate pour savoir s’il faut impérativement que ce soit un membre direct de la famille qui se déplace pour les visites, les formalités administratives pour récupérer le chien et ses papiers, ainsi que quelques affaires pour mon beau-père dans le camping-car (vêtements de rechange, médicaments voir quelques petits trucs à grignoter). Rapidement, on nous répond que non, une personne majeure suffit, que s’il y a des papiers à signer, mon beau-père est autorisé à le faire.
Nous savons donc que nous sommes attendus en Bulgarie et que normalement nous pourrons enfin avoir la version de mon beau-père sur cette affaire : nous n’avons toujours pas eu de contact téléphonique avec lui alors que cela fait 15 jours qu’il est incarcéré à Slivnitsa.